Tafsir Al-Mukhtasar
أَلَمْ تَرَ إِلَى ٱلَّذِينَ قِيلَ لَهُمْ كُفُّوٓا۟ أَيْدِيَكُمْ وَأَقِيمُوا۟ ٱلصَّلَوٰةَ وَءَاتُوا۟ ٱلزَّكَوٰةَ فَلَمَّا كُتِبَ عَلَيْهِمُ ٱلْقِتَالُ إِذَا فَرِيقٌ مِّنْهُمْ يَخْشَوْنَ ٱلنَّاسَ كَخَشْيَةِ ٱللَّهِ أَوْ أَشَدَّ خَشْيَةً ۚ وَقَالُوا۟ رَبَّنَا لِمَ كَتَبْتَ عَلَيْنَا ٱلْقِتَالَ لَوْلَآ أَخَّرْتَنَآ إِلَىٰٓ أَجَلٍ قَرِيبٍ ۗ قُلْ مَتَـٰعُ ٱلدُّنْيَا قَلِيلٌ وَٱلْـَٔاخِرَةُ خَيْرٌ لِّمَنِ ٱتَّقَىٰ وَلَا تُظْلَمُونَ فَتِيلًا ﴿٧٧﴾
Ô Messager, ne connais-tu pas le cas de certains de tes Compagnons, qui demandèrent à ce que la lutte pour la cause d’Allah leur soit imposée. On leur dit alors: Abstenez-vous de combattre mais accomplissez la prière et acquittez-vous de l’aumône légale.
Ceci eut lieu avant que le jihâd ne soit déclaré obligatoire. Mais après l’Hégire, lorsque l’Islam constitua un Etat fort à Médine, le combat fut déclaré obligatoire. Cette obligation fut pénible à certains qui se mirent à craindre les gens aussi intensément qu’ils craignaient Allah, voire plus. Ceux-ci dirent: Seigneur, pourquoi nous as-Tu imposé de combattre ? Pourquoi ne pas avoir reporté cela quelque temps afin que nous jouissions de la vie terrestre? Ô Messager, dis-leur: Quelle que soit sa durée, la jouissance du bas monde est dérisoire et éphémère tandis que l’au-delà, avec ses délices éternels, est bien meilleur pour celui qui craint Allah. Là-bas, on ne vous soustraira aucune œuvre pieuse que vous avez accomplie, même si elle est aussi minuscule que le brin du noyau d’une datte.